—Bon, bon! grogna en lui-même le vieux routier Tu veux garder pour toi ta douleur. Garde-la; tout à l'heure, nous pleurerons ensemble...
En même temps, il descendit à l'étage où se trouvaient Jeanne de Piennes et Loïse... Quant au chevalier, il chercha un coin obscur du grenier afin quelles ne le vissent point lorsqu'elles traverseraient pour entrer dans la maison de Ramus.
François de Montmorency était demeuré immobile les yeux tournés vers la porte par où avait disparu le chevalier. Cette porte s'ouvrit lentement, Jeanne de Piennes apparut. Elle était toujours habillée de ces vêtements noirs qui rehaussaient la tragique beauté de son visage pâle, illuminé par ses grands yeux profonds. Elle vit François et s'arrêta comme pétrifiée, les mains jointes.
Pourtant, le vieux Pardaillan l'avait prévenue!... Et il semblait qu'il y eût surtout dans ce regard un étonnement infini.
François, en la voyant, fut secoué comme par une furieuse décharge électrique.
Il marcha vers elle...
Comme elle, il avait joint ses mains...
Quand il fut près d'elle, il se mit à genoux, son front se courba jusqu'aux pieds de la statue du Deuil, et alors les sanglots firent explosion dans sa gorge et sur ses lèvres.
—Pardon... pardon... pardon!...
Ses mains saisissaient les mains glacées de Jeanne