—Si mon coeur était libre, dit alors François, il serait à vous; car vous êtes belle parmi les plus belles. Mais...

—Mais votre coeur est à une autre?...

—Non, madame! Et je me suis mal exprimé: mon coeur est mort, voilà tout!...

Diane se leva. C'était une grande belle femme qui ne manquait ni de coeur ni d'esprit.

—Monsieur le maréchal, dit-elle doucement, venant de tout autre que vous, une pareille franchise m'eût en effet offensée. Mais à vous, monsieur, je pardonne tout... Obéissons donc au voeu du roi, et gardons chacun notre coeur. C'est bien ainsi que vous l'entendez?...

—Madame..., murmura François en pâlissant... car peut-être avait-il espéré une autre réponse.

—Allez, monsieur le maréchal. Je respecterai le deuil de votre coeur...

C'est ainsi que fut conclu le pacte.

Après la cérémonie, François se lança à corps perdu dans une série de dangereuses campagnes; mais la mort ne voulait pas de lui.

Quant à Henri, il ne revit pas son aîné. On eût dit, d'ailleurs, que les deux frères cherchaient à s'éviter.