—Voyons votre plan, fit Marillac.
—Je suis arrivé à séduire un sergent qui doit être de garde à la porte Saint-Denis, mardi prochain. Il m'a promis de ne défendre que mollement le passage, pourvu que j'attaque avec vigueur. En outre, il s'arrangera pour que le pont soit baissé au moment où je l'attaquerai... Je compte sur vous, mon cher ami.
—Très bien. Mardi, quelle heure?
—Mais, vers les sept heures du soir. Il y aura une voiture dans laquelle seront Loïse et sa mère, ainsi que le maréchal, de qui j'ai pu obtenir qu'il ne se montrât pas. Nous serons une vingtaine...
—Bon. Je vous promets de vous en amener autant.
—Ah! si mon père était là!...
—Il sera rentré d'ici mardi, sans doute... Mais que veut tout ce monde?...
—Ma foi, dit le chevalier, les voilà qui se mettent à genoux!... Avançons.
—En voilà deux! hurla à ce moment une voix qui fit tressaillir le chevalier.
Marillac et Pardaillan, tout en devisant, s'étaient heurtés à une foule qui entourait quelque chose, devant la porte d'un couvent. Et cette foule criait: