Alors, elle grommela:

«Je crois qu'il ne reviendra plus maintenant. Quant à elle... elle est en bonnes mains.»

Elle se leva, inspecta tout d'un coup d'oeil et murmura en souriant:

«E finita la commedia. Je commençais à m'ennuyer. Ouf! c'est fini. Me voici libre. Voyons, que vais-je faire? Eh! pardieu! c'est bien simple. Chercher dans Paris quelque bonne petit auberge où je puisse passer trois au quatre jours inaperçue. Puis, me mettre en route, gagner l'Italie à petites journées... et là, nous verrons, je suis riche!»

Elle monta dans la chambre d'Alice, dont elle défonça la serrure en deux coups de marteau.

Là, sur le lit, Alice avait le matin même rassemblé tout ce qu'elle voulait emporter: une sacoche et un coffret.

Le coffret contenait les lettres qu'elle avait reçues de Marillac: Laura les jeta tranquillement au feu et elle ouvrit la sacoche. Ses yeux jetèrent un double éclair, sa bouche édentée grimaça un sourire.

La sacoche contenait les bijoux d'Alice et une trentaine de rouleaux d'écus d'or—toute sa fortune!

«Il y a bien là pour trois cent mille livres de bijoux et d'or, murmura la vieille, toute pâle. Avec ce que m'a remis la reine...

Un coup violent retentit au-dehors.