—Tu l'as dit toi-même: le maréchal, en sa qualité de catholique, ne court aucun danger...
—Est-ce qu'on sait? Allons toujours.
—Dis donc la vérité! fit le vieux routier avec humeur. Il te tarde de revoir la petite Loïson...
Le chevalier pâlit. Jamais il ne prononçait le nom de Loïse: il y pensait trop pour en parler. Il se contenta de répéter:
—Allons toujours, monsieur. Si le maréchal de Montmorency est attaqué, je crois que nous ne lui serons pas inutiles...
Et, à la pensée que des bandes de forcenés entouraient peut-être Loïse, il frémit et hâta le pas.
—Mais enfin! s'écria le vieux routier, s'il est avec les massacreurs!... Dame!... n'est-il pas bon catholique?
Le chevalier s'arrêta, livide.
—Oh! murmura-t-il, ce serait horrible... Je veux m'en assurer, mon père! Je veux voir si Loïse est la fille d'un de ceux qui tuent au nom de Dieu!...