—Ça fait le quarantième! hurla l'un d'eux. Bravo Pezou!
Pezou sourit, marcha sur le bûcher, le cadavre dans les bras.
Le cadavre du malheureux La Rochefoucauld avait la gorge ouverte par une large plaie d'où le sang continuait à couler.
Pezou et sa bande entourèrent le bûcher qui déjà flambait.
Pezou monta sur une table.
Alors, il leva le corps, comme pour le jeter au sommet de l'entassement.
Soudain, il le ramena à lui, violemment. Sa face prit l'expression du fauve. Sa bouche, dans un geste de délire, se colla un instant à la plaie rouge... puis il jeta le cadavre dans le feu, sa bouche apparut sanglante et il sauta de la table en grognant:
—J'avais soif!...
Un hurlement prolongé de la foule salua la bande de tigres qui s'élançait, disparaissait au coin de la rue, cherchant, quêtant, reniflant; Pezou grognait;
—Au quarante et unième à présent! M'en faut cent d'ici ce soir à moi tout seul...