—Bême?...
—Mort!
—Maurevert, portez cette tête à Rome et racontez là-bas ce que nous faisons ici!
—Je pars!...
—Voici un laissez-passer. Voici de l'or. Courez. Volez. Pas un instant à perdre... Ah! prenez encore ceci!...
«Ceci» c'est un petit poignard qu'elle tend à Maurevert. Celui-ci secoue la tête en montrant sa forte dague:
—Je suis armé!
—Oui, mais ceci ne pardonne jamais!... jamais!...
Maurevert a tressailli. Il saisit l'arme qu'on lui offre... et qui, sans doute, sort de la fameuse vitrine de Ruggieri, le savant manipulateur de poisons!...
Il est parti!... Il a attaché la tête de Coligny à l'arçon de sa selle... Il est parti... rêvant de faire sa fortune à Rome, puis de revenir en France frapper Pardaillan avec le petit poignard qui jamais ne pardonne... Il a traversé la Seine... Et, comme il se dirige vers la porte du faubourg de Grenelle, des hommes d'armes passent près de lui, dans le tumulte de la tuerie... des hommes qui fuient! Il les a reconnus. Ce sont des gens de Damville!...