«Je vous cherchais, dit le vieux routier. Je tenais à vous faire mes adieux.
—Vos adieux! s'écria la charmante enfant qui ne put s'empêcher de pâlir.
—Oui, nous partons, mon fils et moi.
En parlant ainsi, et tout en expliquant avec volubilité que son fils lui paraissait atteint d'un mal incurable, le vieux renard marchait dans la direction de la chambre du chevalier.
Loïse le suivait, machinalement, tout émue par la nouvelle de ce brusque départ, le coeur serré par une angoisse inconnue.
Pardaillan ouvrit doucement la porte.
Loïse entendit le discours que le chevalier adressait à Pipeau.
Ce fut alors que le vieux routier appela le chien et partit, laissant la porte ouverte et, devant cette porte, Loïse tout interdite... Que se passa-t-il en elle à ce moment? A quelle impulsion obéit-elle? Toujours est-il qu'elle entra et, levant ses yeux candides sur le chevalier stupéfait et bouleversé, demanda:
—Vous voulez partir?... Pourquoi?
Le chevalier, non moins interdit et certes plus tremblant que la jeune fille, murmura: