—Les voilà! Les voilà! Les voilà! Les Fourcaudes!
Ils n'entendirent pas cette clameur funèbre qui se déchaînait. Ils n'entendirent que le pas précipité de celui qui montait l'escalier, de celui qui allait leur montrer Violetta vivante... et la leur rendre sans doute!...
Farnèse, la tête en feu, s'avança, chancelant, vers la porte. Claude voulut s'élancer... A ce moment cette porte s'ouvrit et l'ancien bourreau demeura cloué sur place.
Et—devenait-il fou?—à cette minute où la pensée de Violetta eût dû occuper son esprit et son âme, voici ce qu'il songea:
«Lui!... Lui!... A l'heure où les Fourcaudes montent au bûcher!... Oh! l'abominable fatalité!...»
Et, alors, il recula, comme si la vue de Belgodère l'eût affolé d'horreur.
Farnèse, du premier coup d'oeil, reconnut le bohémien à qui il avait parlé sur cette même place de Grève! Le bohémien à qui il avait donné l'ordre de conduire Violetta au palais Fausta!... Sa fille...
Le bohémien devait savoir où se trouvait Violetta! Farnèse eut un rugissement de joie folle, saisit le bras de Belgodère et balbutia:
—Ma fille! Où est ma fille?
—Sa fille! gronda le bohémien. Est-ce qu'il est fou, celui-là?...