—Bussi-Leclerc a peur! cria Pardaillan à haute voix.
—Truand de sac et de corde! Si Maurevert te mange le coeur, je te mangerai le foie!...
Bussi-Leclerc se mit à frapper la porte à coups de dague. Pardaillan haussa les épaules, et, dans la cour, sur le fumier, à la clarté de la lune, il vit les gens de la chaumière qui, réveillés par le bruit, étaient sortis et livides d'effroi, assistaient à cette fantastique conversation. Sans s'inquiéter d'eux, sans les voir peut-être, le chevalier se dirigea vers la grange et, a l'entrée, trouva son compagnon qui, l'épée à la main, attendait les événements.
—Oh! murmurait le jeune duc d'Angoulême, c'est affreux. Les menaces de cet homme sont horribles.
—Oui, c'est assez hideux. Partons, monseigneur; l'air de ce village est malsain pour nous maintenant. Et. quant à Maurevert, nous le retrouverons sûrement à Chartres.
Les deux hommes s'enveloppèrent de leur manteau et d'un pas rapide, prirent la route de Chartres. Bussi-Leclerc, la dague et l'épée aux poings, sortit et grogna:
—Où est-il?
Un paysan répondit:
—Je ne sais par où il a pris, monseigneur, mais le fait est qu'il a fui, et il doit être loin.
—Je le retrouverai, grommela Leclerc.