—La parole de la Souveraine!... tu crois en Fausta et en sa parole sacrée!... Eh bien, écoute!...
Un son de cloche, grave et funèbre, tomba dans le silence.
—Le glas! murmura Farnèse éperdu.
—Ecoute! Ecoute encore! gronda Rovenni.
Des voix, alors, derrière la porte du fond, s'élevèrent en un chant de deuil... un chant aux larges modulations, qui tantôt semblait se perdre en gémissements d'horreur et tantôt se gonflait, éclatait en imprécations menaçantes... Farnèse, d'une violente secousse, se dégagea de l'étreinte de Rovenni, et sa voix hurla son épouvante:
—Le glas de mort!... Le chant des suppliciés!... Qui meurt ici?... Qui est mort?...
—Farnèse! prononça Rovenni d'un accent d'ironie terrible, la souveraine Fausta t'attend là, derrière cette porte... Va donc lui demander ton amante et ta fille!...
Farnèse se rua vers la porte du fond, et, d'une sauvage poussée, l'ouvrit toute grande. En un instant, il demeura hagard, les cheveux hérissés, pris de vertige.
Dans le plein air, il put faire trois pas rapides et, soulevant les bras vers la suppliciée, d'une voix sans accent humain, il hurla le même mot:
—Ma fille!...