Fausta regardait et écoutait avec son calme habituel.
Pardaillan s'appuya nonchalamment à la porte par où il était entré et un sourire d'orgueil illumina ses traits à la vue des précautions prises contre lui! Et, cependant, dans la sincérité de son âme, il se gratifiait libéralement des invectives les plus violentes.
Mais, par un revirement naturel chez lui, après s'être admonesté, son insouciance reprenant le dessus:
—Bah! après tout, je ne suis pas encore mort!... et j'en ai vu bien d'autres!
Et il sourit de son air narquois.
Espinosa, se méprenant sans doute sur la signification de ce sourire, continuait de son air toujours paisible:
—Voulez-vous ouvrir la porte sur laquelle vous vous appuyez, monsieur de Pardaillan?
Sans mot dire, Pardaillan fit ce qu'on lui demandait.
Derrière la porte se dressait maintenant une cloison de fer. Toute retraite était coupée par là. Pardaillan, alors, guigna la fenêtre.
Au même instant, au milieu du silence qui planait sur cette scène fantastique, un léger déclic se fit entendre et une demi-obscurité se répandit sur la pièce.