—Ces messieurs sont avec le sire de Bussi-Leclerc qui sollicite la faveur d'être reçu.

—Faites entrer au salon le sire de Bussi-Leclerc, avec mes gentilshommes.

L'intendant sortit. Fausta entra au salon, et prit place dans un fauteuil monumental et somptueux comme un trône, en une de ces attitudes de charme et de grâce dont elle avait le secret, et attendit.

Quelques instants plus tard, Bussi-Leclerc et les trois «ordinaires» s'inclinaient respectueusement devant elle.

Cette superbe assurance sombra piteusement devant l'accueil hautain de Fausta, qui, avec un fugitif sourire de mépris, répondit:

—Soyez les bienvenus, messieurs. Asseyez-vous. Nous avons à causer.

Les quatre gentilshommes s'inclinèrent en silence et prirent place dans les fauteuils disposés autour d'une petite table qui les séparait de la princesse.

—Messieurs, reprit Fausta, vous avez bien voulu accourir du fond de la France pour m'apporter l'assurance de votre dévouement et l'appui de vos vaillantes épées. Le moment me paraît venu de faire appel à ce dévouement. Puis-je compter sur vous?

—Madame, dit Sainte-Maline, nous vous appartenons.

—Jusqu'à la mort! ajouta Montsery.