«Diable! murmura-t-il, voilà qui se complique.»
Sans s'obstiner, il abandonna la porte et inspecta le réduit qui l'avait abrité momentanément.
C'était une espèce de cul-de-sac. Il y faisait très sombre, mais le chevalier, qui, depuis sa sortie du cabinet d'Espinosa, marchait presque constamment dans une demi-obscurité, y voyait suffisamment pour se rendre compte de la disposition des lieux. En face la porte il distingua un petit escalier tournant.
«Bon! songea-t-il, je passerai par là... je n'ai d'ailleurs pas le choix.»
Résolument il s'engagea dans l'escalier fort étroit et monta lentement, prudemment. L'escalier émergeait du sol sans rampe et aboutissait à une sorte de vestibule. Sur ce vestibule, trois portes, une de face, l'autre à droite, la troisième à gauche de l'escalier.
D'un coup d'oeil, Pardaillan se rendit compte de cette disposition. Il eut une moue significative et murmura:
«Si ces portes sont fermées, me voilà pris comme un rat dans une souricière.»
Comme en bas, comme dans les couloirs, il se trouvait plongé dans une demi-obscurité qui, jointe à un silence funèbre, commençait à peser lourdement sur lui. Il regrettait presque d'avoir écouté l'homme qui lui avait conseillé d'éviter les rondes. Il se secoua pour faire tomber cette impression de terreur qui s'appesantissait sur lui. Il allait se diriger au hasard vers l'une des trois portes, lorsqu'il crut entendre un murmure étouffé sur sa gauche. Il changea de direction, s'approcha et entendit distinctement une voix qui disait:
—Eh bien, que fait-il?
«Espinosa! songea Pardaillan qui reconnut la voix. Voyons ce qui se trame là derrière.»