—Je vous entends. César. Centurion est le bras droit de don Almaran.

Ayant prononcé ce nom, elle perçut le frémissement de son amant, qui la tenait par le bras.

Simplement, don César était jaloux.

Cependant, El Torero, après un instant de silence, reprenait d'une voix qui tremblait:

—Comment se fait-il que, vous sachant au pouvoir de ce monstre que vous prétendiez abhorrer, je vous ai vue si calme et si tranquille, ne cherchant même pas à vous sauver, ce qui vous eût été pourtant très facile.

Giralda aurait pu répondre que, pour fuir comme le disait son amant, il aurait fallu qu'elle n'eût pas été endormie par un narcotique'assez puissant pour que lui-même l'ai crue morte un moment. Elle se contenta de répondre en souriant:

—C'est que, cette fois. Centurion n'agissait pas pour le compte de celui que vous savez.

—Ah! fit El Torero plus inquiet encore, pour qui donc alors?

—Pour la princesse, dit Giralda en riant.

—La princesse!... Je ne comprends plus.