Ne percevant rien d'anormal, elle se rassura.
Alors, d'une voix très calme, douce et chantante, un sourire aux lèvres, comme on s'informe de la santé d'une personne qui vous est chère, elle dit:
—Ainsi vous avez pu échapper au poison dont l'air de votre cachot était saturé?
Et lui, souriant aussi, soutint son regard sans provocation, sans arrogance, mais avec fermeté et assurance:
—Ne vous avais-je pas prévenue? dit-il d'un air indéchiffrable.
—C'est vrai. Vous aviez bien vu!
Un long moment elle le considéra en silence et elle reprit:
—Ce poison n'était qu'un narcotique. A vrai dire, j'en avais le soupçon. Ce qui m'étonne, c'est que vous ayez pu sortir de ce cachot où vous étiez emmuré comme dans une tombe. Comment avez-vous fait?
—Cela vous intéresse-t-il vraiment?
—Rien de ce qui vous touche ne me laisse indifférente, croyez-le bien.