—Si fait bien.
Elle le regarda fixement. Il lui semblait qu'il lui cachait quelque chose. Son sourire et ses paroles sonnaient faux.
—Quand? insista-t-elle en le tenant sous son regard.
Évasivement, il répondit:
—Je ne peux pas te dire, tiens! Peut-être demain, peut-être dans quelques Jours. Cela dépendra des événements.
Alors, comme il paraissait uniquement préoccupé des autres et non d'elle, elle crut bien faire en disant:
—N'est-il pas entendu que je dois t'aider dans la délivrance du chevalier de Pardaillan? Il faut bien que tu me dises, quand le moment sera venu, en quoi je pourrai t'être utile.
Et, lui, il comprit que c'était surtout cela: la délivrance de Pardaillan qui lui tenait au coeur. Mais il était bien résolu à se passer d'elle. Pour rien au monde, il n'eût voulu la mêler à une aventure qu'il devinait devoir lui être fatale. Il se fût plutôt poignardé sur l'heure.
Néanmoins, comme il ne fallait pas lui laisser soupçonner ses intentions, il répondit avec une assurance qui la tranquillisa un peu:
—C'est convenu, tiens! Mais, pour que je te dise en quoi tu pourras m'aider, encore faut-il que je sache exactement ce que je veux faire. Je te jure qu'en ce moment je n'en sais rien. Je cherche. Puis, il y a la Giralda à retrouver. Tout cela sera peut-être long. Dès que mon plan sera établi, je te le ferai connaître. C'est promis.