Pourquoi m’avoir ravie à nos sables brûlants?

Pourquoi les insensés, dans leur pitié cruelle,

Ont-ils jusqu’en ces lieux conduit mes pas tremblants?

Là-bas, sous mes palmiers, j’aurais paru si belle!

Je n’aurais pas connu de ce monde abhorré

Le dédain protecteur et l’ironie amère;

Un enfant, sans effroi, m’appellerait sa mère,

Et sur ma tombe, au moins, quelqu’un aurait pleuré!

Mais, que dis-je?... O mon Dieu? le désespoir m’égare: