Juillet 1821.
NOTE
DU CHANT OSSIANIQUE.
[1] Le palais des nuages.
Les Calédoniens croyaient que tous ceux qui s’étaient distingués par leur bravoure ou leur vertu habitaient après leur mort un palais de nuages. Ils y conservaient tous leurs goûts, et s’y livraient aux mêmes plaisirs qu’ils avaient connus durant leur vie. Les habitans du palais aérien apparaissaient quelquefois à leurs enfans et à leurs amis. Ils disposaient à leur gré des élémens, déchaînaient les tempêtes, troublaient les mers, mais n’avaient d’ailleurs aucun pouvoir sur les hommes, etc. etc. Aucun guerrier n’était reçu dans le palais des nuages, que les bardes n’eussent chanté son hymne funèbre....
Le Légo dont il est si souvent question était un lac marécageux. Comme les vapeurs qui s’en élevaient étaient malsaines et quelquefois mortelles, les bardes feignirent que c’était le séjour des ames pendant l’intervalle qui s’écoulait entre la mort et l’hymne funèbre....
Quand un guerrier s’était rendu fameux, on plaçait toujours son épée dans sa tombe; une seule couche de sable la recouvrait.
[2] Roi des concerts.
Ossian se désigne lui-même par différentes qualifications, telles que le père d’Oscar, le vieillard de Selma, le roi des concerts, etc.