Répète encor des accents douloureux;
Mais la voix a changé..... C’est Elvire qui pleure.
Villiers-sur-Orge, septembre 1820.
Le Dévouement
Des Médecins Français
et
Des Sœurs de Ste.-Camille,
Dans la Peste de Barcelonne.
INSTITUT ROYAL DE FRANCE,
ACADÉMIE FRANÇAISE.
Extrait du Rapport sur le Concours de Poésie et d’Éloquence de l’année 1822, lu dans la séance publique du 24 août 1822, par M. le Secrétaire perpétuel de l’Académie française.
Si l’Auteur du no 103, en ne traitant qu’une partie du sujet, n’avait donné pour excuse et son sexe et son jeune âge, l’Académie, à la perfection et au charme de plusieurs passages, aurait pu croire que la pièce était l’ouvrage d’un talent exercé dans les secrets du style et de la poésie; mais la simplicité touchante de divers tableaux, la délicatesse, je dirai même, la retenue des pensées et des expressions, auraient permis d’attribuer l’ouvrage à une personne de ce sexe qui sait si bien exprimer tout ce qui tient à la grâce et au sentiment. En se restreignant à l’éloge des Sœurs de Sainte-Camille, l’Auteur se plaçait, en quelque sorte, hors du concours, et dès-lors l’Académie, qui a jugé l’ouvrage digne d’une mention honorable, a cru juste de lui assigner un rang distinct et séparé de celui des autres mentions.