Telles que ces guerriers, d’un cilice couverts,
Qui, pour voir un tombeau, traversaient les déserts,
Le monstre au souffle impur ne saurait les abattre,
Armés du crucifix, leurs bras vont le combattre;
Et, soit que le soleil embrase un ciel d’azur,
Soit que sur les chemins s’étende un voile obscur,
Rien n’arrête leurs pas: gravissant les montagnes,
Traversant les forêts, les fleuves, les campagnes,
Au-devant du fléau toutes deux ont marché;
Comme on fuit le péril, ces femmes l’ont cherché.