(À Mariane.)

Pour votre mère, elle n'est pas tout à fait déraisonnable, et peut-être pourrait-on la gagner et la résoudre à transporter au fils le don qu'elle veut faire au père.

(À Cléante.)

Mais le mal que j'y trouve, c'est que votre père est votre père.

- Cléante -

Cela s'entend.

- Frosine -

Je veux dire qu'il conservera du dépit si l'on montre qu'on le refuse, et qu'il ne sera point d'humeur ensuite à donner son consentement à votre mariage. Il faudrait, pour bien faire, que le refus vînt de lui-même, et tâcher, par quelque moyen, de le dégoûter de votre personne.

- Cléante -

Tu as raison.