[1] On trouve d'ailleurs le sujet du «Médecin par force» dans les fragments de Jacques de Vitry, évéque de Tusculum, dans une Relation de Grotius, et aussi dans le Voyage en Moscova et en Perse d'Adam Olearius (Œlschlager) que venait de traduire M. de Wicquefort en 1656.

ACTE PREMIER.

[2] P. 4, 1. 12. Bec cornu. C'est la traduction de l'italien becco cornuto (bouc cornu), qui veut dire cornard, ou cocu, parce que le bouc, qui a de fort grandes cornes, est le seul animal qui voie avec plaisir que ses compagnons couvrent sa femelle. (Sorberiana, p. 74.) Cf. École des Femmes, acte IV, sc. vi.

[3] 5, 19. J'en bois une partie. V. la Comédie des Proverbes (1633): «Ils ont la mine de ne manger pas tout leur bien, ils en boivent une bonne partie.» (Acte II, sc. iii.)

[4] —24. C'est vivre de ménage. On lit dans la Vengeance des Femmes, d'Etienne Denise (1557):

Nous avons vu tant de bons ménagers
Pour chopiner se mettre en grands dangers,
Vendre joyaux, mettre bagua en gage;
Eh bien! cela, c'est vivre de ménage.

«Tu m'appelles ivrogne? dira plus tard Tabarin. Y a-t-il homme qui vive plus de ménage que moi?—Vraiment oui, répond Francisquine, vous vivez de ménage: toute notre vaisselle est engagée! Maudite soit l'heure que je vous vis jamais!»

Citons encore les Contens et Mécontens sur le sujet du temps (1649):

«Je connoit un graveur qui, n'ayant du pain, est réduit à vendre tes meubles pièce à pièce.—C'est le moyen de vivre de minage», répliquai-je.

Chevalier s'est souvenu de ce jeu de mots dans son Intrigue des Carrosses à cinq sols, qui n'est que de quatre ans l'aînée du Médecin malgré lui: