—————-
(11) Personnage du roman de "Clélie", à qui l'auteur a voulu donner un caractère enjoué et plaisant. (B.) — Dans le langage des précieuses, on disait : "Etre un Amilcar", pour "être enjoué". (Voyez le "Grand Dictionnaire des Précieuses, ou la Clef de la langue des ruelles", Paris, 1669, page 21.)
—————-
(12) On donnait le nom de "ruelles" aux assemblées de ce temps-là. L'alcôve servait de salon, et la société s'y réunissait autour du lit de la précieuse, qui se couchait pour recevoir ses visites. La "ruelle" était parée avec beaucoup d'élégance et de goût, et les hommes qui en faisaient les honneurs prenaient le nom d'"alcôvistes". (P.)
—————-
(13) La "petite oie" se disait alors des rubans, des plumes et des différentes garnitures qui ornaient l'habit, le chapeau, le noeud de l'épée, les gants, les bas et les souliers. (B.)
—————-
(14) "C'est Perdrigeon tout pur." — "Perdrigeon" était le marchand en vogue qui fournissait les gens du bel air. Il ne faut pas confondre ce mot avec le nom de la belle couleur violette qui est emprunté d'une prune nommé "perdrigon".
—————-
(15) Les canons étaient un cercle d'étoffe large, et souvent orné de dentelles, qu'on attachait au-dessus du genou, et qui couvrait la moitié de la jambe. Les "importants" se rendaient ridicules par l'ampleur démesurée de leurs canons. Voilà pourquoi ceux de Mascarille "ont un grand quartier" de plus que ceux qu'on fait. (B.)