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(23) On dit proverbialement, "brider l'oison", "brider la bécasse", pour "tromper quelqu'un", "le conduire à sa guise". Molière a fait passer dans son vers toute l'énergie de ce proverbe.
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(24) On disait autrefois, pour exprimer la voracité d'un homme : "C'est un avaleur de pois gris". Il est probable que le proverbe tire son origine des charlatans qui étaient dans l'usage d'avaler, avec dextérité, devant le public, une grande quantité de ces pois. On trouve un exemple de ce proverbe dans la "Prison" d'Assoucy, page 45.
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(25) On prononce "fillol" à la ville, dit Vaugelas, et "filleul" à la cour ; et il ajoute : L'usage de la cour doit prévaloir sur l'usage de la ville, sans y chercher d'autre raison. Cette décision de Vaugelas s'est accomplie malgré l'autorité de Molière.
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(26) "Tirez, tirez", est ici pour "fuyez, éloignez-vous". On dit proverbialement, "il a tiré au large", pour "il s'est enfui".
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(27) Les Espagnols disent encore : "Dar para guantes" : c'est-à-dire, "donner pour les gants", dont nous avons fait le mot "paraguante". (Ménage.) - On donne ce nom au présent qu'on fait à une personne dont on a reçu quelques bons offices.