Nous vous avons rendu, monsieur, obéissance.
ARNOLPHE.
De cette excuse en vain vous voulez vous armer,
L'ordre étoit de le battre, et non de l'assommer;
Et c'étoit sur le dos, et non pas sur la tête,
Que j'avois commandé qu'on fît choir la tempête.
Ciel! dans quel accident me jette ici le sort!
Et que puis-je résoudre, à voir[141] cet homme mort?
Rentrez dans la maison, et gardez de rien dire
De cet ordre innocent que j'ai pu vous prescrire.
Seul.
Le jour s'en va paroître, et je vais consulter
Comment dans ce malheur je me dois comporter.
Hélas! que deviendrai-je? et que dira le père,
Lorsque inopinément il saura cette affaire?
SCÈNE II.—HORACE, ARNOLPHE.
HORACE, à part.
Il faut que j'aille un peu reconnoître qui c'est.
ARNOLPHE, se croyant seul.
Eût-on jamais prévu...
Heurté par Horace, qu'il ne reconnoît pas.
Qui va là, s'il vous plaît?
HORACE.
C'est vous, seigneur Arnolphe?