IPHITAS, à Euryale.
Oui, l'honneur de votre alliance m'est d'un prix très-considérable, et je souscris aisément de tous mes suffrages à la demande que vous me faites.
LA PRINCESSE, à Iphitas.
Seigneur, je me jette à vos pieds pour vous demander une grâce. Vous m'avez toujours témoigné une tendresse extrême, et je crois vous devoir bien plus par les bontés que vous m'avez fait voir que par le jour que vous m'avez donné. Mais, si jamais vous avez eu de l'amitié pour moi, je vous en demande aujourd'hui la plus sensible preuve que vous me puissiez accorder; c'est de n'écouter point, seigneur, la demande de ce prince, et de ne pas souffrir que la princesse Aglante soit unie avec lui.
IPHITAS.
Et par quelle raison, ma fille, voudrois-tu t'opposer à cette union?
LA PRINCESSE.
Par raison que je hais ce prince, et que je veux, si je puis, traverser ses desseins.
IPHITAS.
Tu le hais, ma fille!