Il vaut mieux, quand on craint ces malheurs éclatans
En mourir tout d'un coup que traîner si longtemps.

MYRTIL.

Rendez, nobles bergers, le calme à votre flamme,
La belle Mélicerte a captivé mon âme.
Auprès de cet objet mon sort est assez doux,
Pour ne pas consentir à rien prendre sur vous;
Et, si vos vœux enfin n'ont que les miens à craindre,
Vous n'aurez, l'un ni l'autre, aucun lieu de vous plaindre.

ACANTHE.

Ah! Myrtil, se peut-il que deux tristes amans...

TYRÈNE.

Est-il vrai que le ciel, sensible à nos tourmens...

MYRTIL.

Oui; content de mes fers comme d'une victoire,
Je me suis excusé de ce choix plein de gloire:
J'ai de mon père encor changé les volontés,
Et l'ai fait consentir à mes félicités.