HARPAGON.

Eh bien, elles iront ensemble dans mon carrosse, que je leur prêterai.

FROSINE.

Voilà justement son affaire.

HARPAGON.

Mais, Frosine, as-tu entretenu la mère touchant le bien qu’elle peut donner à sa fille? Lui as-tu dit qu’il falloit qu’elle s’aidât un peu, qu’elle fît quelque effort, qu’elle se saignât pour une occasion comme celle-ci? Car encore n’épouse-t-on point une fille sans qu’elle apporte quelque chose.

FROSINE.

Comment! c’est une fille qui vous apporte douze mille livres de rente.

HARPAGON.

Douze mille livres de rente!