Monsieur, je suis votre serviteur.
ÉRASTE.
Est-il possible que cinq ou six années m’aient ôté de votre mémoire, et que vous ne reconnoissiez pas le meilleur ami de toute la famille des Pourceaugnacs?
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
Pardonnez-moi. (Bas, à Sbrigani.) Ma foi, je ne sais qui il est.
ÉRASTE.
Il n’y a pas un Pourceaugnac à Limoges que je ne connoisse, depuis le plus grand jusques au plus petit; je ne fréquentois qu’eux dans le temps que j’y étois, et j’avois l’honneur de vous voir presque tous les jours.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC.
C’est moi qui l’ai reçu, monsieur.
ÉRASTE.