ORONTE, à part.
L’avis n’est pas mauvais. (Haut.) Je vous donne le bonjour.
SBRIGANI.
Je remercie montsir de la faveur grande.
ORONTE.
Votre très-humble valet.
SBRIGANI.
Je le suis, montsir, obliger plus que beaucoup du bon nouvel que montsir m’afoir donné. (Seul, après avoir ôté sa barbe, et dépouillé l’habit de Flamand qu’il a par-dessus le sien.) Cela ne va pas mal. Quittons notre ajustement de Flamand, pour songer à d’autres machines; et tâchons de semer tant de soupçons et de divisions entre le beau-père et le gendre, que cela rompe le mariage prétendu. Tous deux également sont propres à gober les hameçons qu’on leur veut tendre, et, entre nous autres fourbes de la première classe, nous ne faisons que nous jouer lorsque nous trouvons un gibier aussi facile que celui-là.
SCÈNE IV.—MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, SBRIGANI.
MONSIEUR DE POURCEAUGNAC, se croyant seul.