Je suis la source des clartés;
Et les astres les plus vantés
Dont le beau cercle m’environne
Ne sont brillans et respectés
Que par l’éclat que je leur donne.

Du char où je me puis asseoir,
Je vois le désir de me voir
Posséder la nature entière;
Et le monde n’a son espoir
Qu’aux seuls bienfaits de ma lumière.

Bienheureuses de toutes parts,
Et pleines d’exquises richesses,
Les terres où de mes regards
J’arrête les douces caresses!

Pour monsieur le Grand, suivant d’Apollon.

Bien qu’auprès du soleil tout autre éclat s’efface,
S’en éloigner pourtant n’est pas ce que l’on veut;
Et vous voyez bien, quoi qu’il fasse,
Que l’on s’en tient toujours le plus près que l’on peut.

Pour le marquis de Villeroy, suivant d’Apollon.

De notre maître incomparable
Vous me voyez inséparable;
Et le zèle puissant qui m’attache à ses vœux
Le suit parmi les eaux, le suit parmi les feux.

Pour le marquis de Rassan, suivant d’Apollon.

Je ne serai pas vain, quand je ne croirai pas,
Qu’un autre, mieux que moi, suive partout ses pas.

FIN DES AMANS MAGNIFIQUES.