Attends, traître! avec un bâton
Je vais là-haut me faire entendre,
Et de bonne façon t’apprendre
A m’oser parler sur ce ton.

MERCURE.

Tout beau! si pour heurter tu fais la moindre instance,
Je t’enverrai d’ici des messagers fâcheux.

AMPHITRYON.

O ciel! vit-on jamais une telle insolence?
La peut-on concevoir d’un serviteur, d’un gueux?

MERCURE.

Eh bien, qu’est-ce? M’as-tu tout parcouru par ordre?
M’as-tu de tes gros yeux assez considéré?
Comme il les écarquille, et paroît effaré!
Si des regards on pouvoit mordre,
Il m’aurait déjà déchiré.

AMPHITRYON.

Moi-même je frémis de ce que tu t’apprêtes
Avec ces impudens propos,
Que tu grossis pour toi d’effroyables tempêtes!
Quels orages de coups vont fondre sur ton dos!

MERCURE.