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(12) Il faut chercher l'origine de ce proverbe dans les usages de l'ancienne chevalerie. Les chevaliers avaient deux espèces de chevaux : ceux qu'ils montaient habituellement étaient connus sous le nom de "coursiers de palefroi" : c'étaient des chevaux d'une allure aisée et d'une force ordinaire. Mais, les jours de bataille, on leur amenait des chevaux d'une vigueur et d'une taille remarquable, que des écuyers conduisaient à leur droite, d'où leur est venu le nom de "destriers". Ces destriers étaient présentés aux chevaliers à l'heure même du combat : c'était ce que l'on appelait alors "monter sur ses grands chevaux". Depuis, par allusion à cet usage, on a dit "monter sur ses grands chevaux", pour se mettre en colère, menacer, prendre un parti vigoureux, montrer de la fierté, de l'arrogance, du courage.
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(13) "Et Si, plus je l'écoute". Nous avons déjà donné, p. 190 [Note (4)], une explication de ce vieux mot, qui est employé ici pour "néanmoins", "pourtant".
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