Les Huissiers du Grand Conseil ont un Bureau au pied du grand degré.

Les Barrières des Huissiers et Sergens du Chatelet, sont au marché neuf, au petit marché Saint Germain[1], à l’aile du pont Marie, à la pointe Saint Eustache, au coin Saint Jacques de l’Hôpital, au cimetiere Saint Jean, à la pointe Saint Honoré[2], devant l’Abbaye Saint Martin, à la place Maubert, ruë du petit Pont, ruë des Ecrivains.

[1] Il étoit tout près de l’enclos de la foire Saint-Germain.

[2] C’est-à-dire au carrefour de la rue Croix-des-Petits-Champs, de la rue de Grenelle et de la rue du Coq, aujourd’hui rue de Marengo. Le poste ou barrière des huissiers et sergents du Châtelet lui avoit fait donner le nom de « Barrière des Sergents », qu’il garda longtemps après que le poste eût été supprimé. L’enseigne des « Deux Sergents », qui ne vient que de disparoître, le rappeloit encore, mais avec une singulière variante : Au lieu de deux recors, on y voyoit deux sergents de l’ancienne garde impériale ! — On trouve au t. 58, p. 179 de la Collection Delamarre, à la Biblioth. Nat., de curieux renseignements sur les Barrières des Sergents, depuis 1551 jusqu’à 1698.

Le Bureau des Huissiers à cheval[3] est sur le quay de la Mégisserie où l’on peut recouvrer leur liste, et où l’on peut apprendre le temps de leur départ pour chaque Province et Département.

[3] Comme les huissiers au Parlement, dits « huissiers à la chaîne », ils pouvoient instrumenter dans tout le royaume, et pour cela ils le prenoient de très-haut avec les autres, les simples huissiers à verge, car, dit le Marquis du Joueur de Regnard :

Car huissier à cheval, c’est presque chevalier.

Un seul jour dans l’année, le lendemain de la Trinité, tous, huissiers à verge, huissiers priseurs, huissiers à cheval, se confondoient dans une même cavalcade, pour aller faire visite au prévôt de Paris, au premier président, au lieutenant civil, etc. Mercier s’en est moqué dans son Tableau de Paris, et Lemierre encore mieux au chant VIe de son poëme des Fastes :

Voyez-vous s’avancer, couverts de noirs manteaux,

Ces roides écuyers juchés sur leurs chevaux,