[28] « Monsieur Marais touche la viole par excellence, et donne des leçons chez luy, rue Quincampoix. » Edit. 1691, p. 48. — Marin Marais, élève de Sainte-Colombe, et le plus habile joueur de viole de son temps, il a beaucoup écrit pour cet instrument, et, de plus, l’on a de lui plusieurs partitions pour l’Opéra, où il avoit commencé à être simple batteur de mesures. La plus célèbre est celle d’Alcione, dont la Tempête fut un des morceaux les plus à effet de ce temps-là. Elle est décrite dans le poëme de la Musique cité plus haut.
[29] Théobaldo Gaddi, qui, attiré de Florence à Paris par son admiration pour Lulli, fut mis par celui-ci dans l’orchestre de l’Opéra, où il joua pendant près de cinquante ans de la basse de viole. Il avoit fait, en 1691, la musique de la pastorale héroïque de Coronis.
[30] « Le même Des Fontaines montre d’ailleurs à toucher le clavecin et la basse de viole. » Edit. 1691, p. 48.
Mademoiselle Mengey, rue saint Honoré, prés la rue des Poullies, fait aussi profession de toucher et de montrer à toucher la Violle.
Maîtres pour le Theorbe[31].
[31] C’étoit une espèce de grand luth, qui lui-même étoit une sorte de guitare.
Messieurs du Pré, rue des Escoufles, et de la Barre en Cour, qui sont de la Chambre du Roy[32], et encore Messieurs Pinet[33], rue le Moyne, Cloître saint Jacques de l’Hôpital, Aubin, rue de l’Escharpe, Poussilac, prés les Jacobins saint Jacques, Lavaux, rue Hurel, Quay de la Mégisserie.
[32] Du Pré n’étoit qu’en survivance, en 1692, à la chambre du Roi pour le théorbe. Pierre Chabançeau de La Barre, beaucoup plus célèbre, jouoit de la grosse-basse ou du théorbe à la Chapelle-Musique. Il étoit valet de chambre de la Dauphine.
[33] Lisez Pinel. Il jouoit du théorbe à la chambre du Roi, mais y avoit, auparavant, chanté les hautes tailles.
Maîtres pour la basse de Violon.