[60] Lisez De Vaux ou Des Vaux, car Mariette l’appelle indifféremment de l’une ou l’autre manière. Il avoit de beaux tableaux, notamment une vierge du Pesarèse qu’il céda à Pasquier, autre amateur. Sa collection d’émaux par Petitot étoit célèbre ; il possédoit aussi de très-précieuses médailles.

M. de la Forest[61], rue du Colombier.

[61] C’est, croyons-nous, le peintre J.-B. Forest, un des meilleurs élèves de Mole pour le paysage, et dont Largillière devint le gendre. Si ce n’est lui, c’est peut-être Forest, « fameux marchand de tableaux », dont parle le marquis de Châtre, et chez lequel le bourreau de Paris, qui étoit grand amateur, alloit monter sa collection composée surtout de peintures analogues à son métier : tortures, supplices, etc. (Nouveaux entretiens des Jeux d’esprit, 1709, in-12, p. 218-224.)

M. Brangeon, quay des Balcons[62].

[62] C’est le nom qu’on donnoit vulgairement au quai de Béthune, Ile-Saint-Louis.

Mrs Desvieux[63] et de la Haye, quay de l’Ecole[64].

[63] C’est lui qui, étant devenu l’un des directeurs de la compagnie des Indes sous la Régence, décida Nattier, qui faisoit alors son portrait, à vendre, pour des actions, à Law ses dessins de la galerie du Luxembourg ; ce qui le ruina.

[64] Lisez Le Hay. Il étoit ingénieur du Roi, et avoit épousé la célèbre Mlle Sophie Chéron, poëte, musicienne et artiste en tous genres : peinture, gravure, etc.

M. le Vasseur[65], rue Grenier saint Lazare.

[65] L’abbé François Le Vasseur, ami de l’historiographe de l’Académie de peinture, Guillet de Saint-Georges.