Il y a d’ailleurs en différens quartiers de la Ville et du Fauxbourg des Traiteurs et Marchands de Vins qui font nopces ou qui tiennent de grands Cabarets, et où il se fait de gros Ecots, par exemple, Mrs Clossier à la Gerbe d’or rue Gervais Laurent, Blanne à la Galere rue de la Savaterie, Bedoré au petit Panier rue Tirechape[19], Robert près les Consuls[20], Aubrin à la Croix Blanche rue de Bercy[21], Martin aux Torches cimetiere saint Jean[22], Guérin à la Folie rue de la Poterie, Payen au petit Panier rue des Noyers, Cheret à la Cornemeuse rue des Prouvaires[23].

[19] L’édit. de 1691, p. 28, le loge « rue Troussevache. »

[20] « Au cloître Saint-Méderic, chez Robert. » Id.

[21] Un autre cabaret de « la Croix blanche », étoit rue aux Ours. Edit. de 1691, p. 28. — Chapelle fréquentoit celui de la rue de Bercy, au Marais. Il avoit deux entrées, l’une sur cette rue, l’autre sur une rue parallèle, qui en avoit pris le nom de rue de la Croix-Blanche. Elles étoient toutes deux fort étroites, et il a suffi, en 1850, d’enlever l’îlot de maisons qui les séparoient, pour n’avoir qu’une seule rue de largeur réglementaire.

[22] Ce cabaret est déjà nommé comme un des fameux dans les Visions admirables du Pelerin du Parnasse. 1635, in-12.

[23] Il est cité dans la pièce Les Souffleurs, acte I, sc. XI. Les auteurs y alloient beaucoup. (V. notre Notice sur Regnard.) — Dancourt qui, on le sait, par une anecdote connue, se consoloit chez Chéret de la chute de ses pièces, l’a nommé, dans sa comédie, Madame Artus. Acte I, sc. XI. — Chéret fit fortune. Son fils devint procureur au Parlement, et ce sont ses petites-filles, Mlles Chéret, très-ardentes jansénistes, qui, en 1758, pour tenir tête au curé de Saint-Séverin, créèrent une sorte de petite église qu’elles opposèrent à la sienne. (Journal de Barbier, édit. in-18, t. VII, p. 81 et 377.)

On peut aussi boire et manger proprement et agréablement au Loüis près le Jeu de Metz[24], à la porte S. Germain rue des Cordeliers, à la Reine de Suède rue de Seine, aux Carneaux rue des Déchargeurs, à la petite Bastile rue Betizy[25], au petit Pere noir rue de la Bucherie[26], aux trois Chapelets rue saint André, à la Galère rue saint Thomas du Louvre[27], au Soleil des Perdreaux[28] rue des Petits Champs, au Panier fleuri rue du Crucifix saint Jacques de la Boucherie[29], à la Porte saint Denis chez Hory, à la Boule blanche, et au Jardinier[30] Fauxbourg saint Antoine.

[24] Deux autres cabarets avoient cette enseigne du « Louis » ; l’un, qui étoit peut-être celui de Le Gendre, nommé tout-à-l’heure, se trouvoit rue des Noyers ; l’autre, rue Bourg-l’Abbé.

[25] Il y avoit au port Saint-Paul un autre cabaret de « la petite Bastille. » Edit. de 1691, p. 28.

[26] On y venoit de tout Paris, pour la beauté de la cabaretière et l’excellence des vins. C’est pour l’hôtesse que Coulange fit son couplet :