M. du Mée, ruë du Mail[3].
[3] Son vrai nom était Du May. Dans la correspondance de Pontchartrain et de D’Argenson se trouve une curieuse lettre sur la vie scandaleuse qu’il menoit, quoique marié, avec une fille Grossot, dont le dévergondage était à ce point éhonté qu’il l’avoit fait chasser de l’Opéra. V. Clément, La Police sous Louis XIV, p. 451.
Des cent Suisses.
M. Alvarez, rue Thibaut-Thodé[4].
[4] Louis Alvarès, qui se fit plus tard baron de Coursan, étoit un intrigant bon à tout pour s’enrichir. Nous le trouvons ici trésorier des Cent-Suisses ; plus loin, nous le verrons joaillier de la Cour. Il étoit en outre banquier, traitant, et fournisseur de la marine. L’espionnage et la délation étoient aussi son fait. C’est lui qui fit prendre, selon Foucault (Mémoires, p. 327), Chauvigny, dit La Bretonnière, qui faisoit le lardon, c’est-à-dire la Gazette de Hollande, et qu’on accusoit d’être l’auteur du Cochon Mîtré (V. nos Variétés, t. X, p. 327). Foucault fit tirer Chauvigny de la cage de bois où Louis XIV l’avoit fait enfermer au Mont Saint-Michel, mais dut le laisser dans la prison même, où il mourut après vingt ans de captivité. — D’après les dernières découvertes de M. Jung (la Vérité sur le Masque de fer, 1872, in-8, p. 376), Alvarès pourroit bien avoir été pour quelque chose dans la capture du prisonnier masqué.
Des Chevaux Légers de la Garde.
M. Poupart, ruë
M. Bourgevin, ruë
M. Rullault, ruë
Des Gens d’Armes de la Garde.