Le carreau de Verre de France d’un pied en carré colé avec papier[6], vaut 7 sols, et en place 8 sols.
[6] On n’assujettissoit pas encore les vitres autrement : quelques pointes pour les tenir et une bande de papier collée sur chaque côté suffisoient. C’est encore le seul procédé qu’indique, en 1735, Savary dans son Dictionnaire du Commerce, art. Vitrerie. L’abbé Jaubert est le premier, Diction. des arts et métiers, 1773, in-12, t. IV, p. 421, qui parle du mastic, sans dire que l’emploi en fût encore très répandu : « On peut aussi, dit-il, sans employer ni pointes, ni papier, fixer le carreau de verre avec du lut composé de craie et d’huile de lin cuite. On forme, avec ce lut que les vitriers appellent mastic, un petit bourrelet que l’on met autour du carreau et que l’on aplatit ensuite avec le doigt. »
Les Lanternes ordinaires 3 livres la pièce.
Les Lanternes mises en plomb neuf[7] 2 livres.
[7] Les lanternes dont on éclairoit Paris, depuis leur établissement en 1666, étoient ainsi à petits vitrages de plomb, et par conséquent d’une clarté fort entrecoupée. Le 17 nov. 1770, des lettres patentes, pour la communauté des vitriers chargés de leur fabrication, permettoient qu’on les fît encore sur cet ancien modèle. Il fallut l’invention des réverbères, par Rabiqueau, pour les faire disparoître.
Les Lanternes netoyées 10 sols.
Les Verges de vitres[8] 1 sol 6 deniers le pied.
[8] Elles se clouoient par les deux bouts aux châssis de bois, et au milieu elles s’attachoient aux panneaux des vitres avec des liens ou attaches de plomb.
Un carreau de verre de quatorze à quinze pouces de haut sur dix à onze pouces de large, vaut 7 sols 6 deniers collé avec papier, et en plomb 8 s. 6 d.
Un carreau relavé et mis en place grand et petit 6 d.