Rue saint Jacques sont encore Messieurs Audran[8] et Simonneau[9] qui gravent très bien à l’Eau forte et au Burin, et encore Messieurs Berey[10] et Roussel[11] qui s’attachent principalement à graver des Lettres[12] qui représentent l’écriture et l’impression, en quoy M. Berey travaille par excellence[13].

[8] Gérard Audran, le premier et le plus célèbre de la dynastie des Audran. Il étoit de Lyon et mourut à Paris en 1703 à soixante-trois ans. Il a gravé les batailles d’Alexandre, par Lebrun.

[9] Ch. Simonneau, d’Orléans. Né en 1639, étudia chez Coypel, fut de l’Académie en 1710, et mourut en 1728, à quatre-vingts ans. Il grava d’après Carrache, Le Brun, etc.

[10] Il avoit, en 1656, donné une contrefaçon du plan de Paris, par Gomboust. Elle porte son nom, comme si c’étoit un plan nouveau. V. sur Cl. Berey, sans doute son fils, t. I, p. 252.

[11] C’est lui qui grava en 1704 les lettres d’un plan de Paris qui, pour cela, porte son nom.

[12] « Le sieur Senault, le plus fameux graveur en lettres, demeure rue de Bussy. » Édit. 1691, p. 112. Louis Senaud, de qui l’on a des cahiers d’écriture gravés en 1667.

[13] « Messieurs Sylvestre et Melan, fameux graveurs, demeurent aux galleries du Louvre. » Édit. 1691, p. 63. — Claude Mellan n’auroit pas dû figurer même dans cette édition de 1691, puisqu’il étoit mort à quatre-vingt-dix ans en 1688 ; quant à Israël Silvestre, Blegny avoit eu raison de ne pas le faire figurer dans celle de 1692 : il étoit mort dans son logement des galeries le 11 octobre 1691, à soixante et onze ans. V. Bulletin de la Soc. d’archéologie lorraine, t. VIII, 1859, ad fin.

Entre les fameux Graveurs de Médailles, sont Messieurs Rottier[14], Chéron[15] et Moland aux galleries du Louvre[16], Bernard[17] près la Magdelaine, Mauger place Dauphine[18], etc.

[14] Joseph Roettier, d’Anvers, graveur en médailles, logé au Louvre en 1679, reçu de l’Académie en 1683, mort en 1707, à soixante-huit ans. Il y eut cinq graveurs en médailles de son nom, jusqu’en 1784, époque où mourut le dernier.

[15] Ch. Chéron, de Nancy, reçu de l’Académie en 1676, mort en 1698, à cinquante-cinq ans.