Messieurs Richard et Maurice sur le quay de l’Orloge, ont le talent de graver sur l’Agathe et sur les autres Pierres précieuses[23].
[23] « Le sieur Certain, au dessus de la porte neuve du Palais, grave en agathe et autres pierres. » Id., p. 63.
On trouve chez M. Jollain l’ainé Graveur et Marchand Imager rue saint Jacques à la Ville de Cologne[24], les Portraits de la Cour gravez par M. Simon[25], l’Architecture de Vignolle au Burin et diverses Cartes et Estampes curieuses.
[24] Fr. Jollain, à qui son fils succéda.
[25] Pierre Simon. Ses portraits sont à l’eau-forte.
M. Landry[26] aussi Graveur et Marchand Imager[27] même rue à l’Image saint François de Sales, vend des Estampes de dévotion de 7 pieds de haut et de divers autres grandeurs extraordinaires, un Scelet[28] humain grand comme nature, et un grand nombre d’autres Estampes curieuses[29].
[26] Pierre Landry gravoit et vendoit des portraits au burin.
[27] Parmi les imagers, graveurs en taille-douce, Blegny auroit pu citer Boudan, qui grava entre autres histoires populaires toute la suite de celle de Lustucru. V. nos Variétés, t. IX, p. 70. Mariette, Abecedario, t. IX, p. 116, a dit un mot de lui. Il avoit dessiné pour Gaignières et pour ses collections d’armoiries à des prix dérisoires. On lit dans un mémoire de ceux dont il étoit convenu avec le célèbre amateur : « Les armes croquées à l’encre, un liard la pièce. » Il travailla au plan de Paris de La Caille, en 1714.
[28] Squelette. Sur ce mot, v. plus haut, note.
[29] « On trouve des estampes de toutes sortes chez le portier de l’Académie des peintres, rue de Richelieu. » Édit. 1691, p. 24. Une singulière industrie, qui dut détruire bien des gravures, est indiquée dans cette édition, p. 111, et omise ici : « Le sieur des Trapières, rue Bétizy, aux trois Bources, enlève et transpose sur verre les lignes et traits des estampes, qu’il peint ensuite d’une façon à les prendre pour de vrais tableaux. » Poisson, en 1665, dans l’après-soupé des Auberges, sc. 3, avoit déjà parlé d’estampes découpées qu’on appliquoit derrière un verre, comme on a fait de nos jours pour la potichomanie.