Rue de la Tixeranderie[11] à la Maque[12], logent les Carosses d’Amiens, de Clermont en Beauvoisis qui partent les Dimanches, Lundis, Mercredis et Vendredis.

[11] « Au Heaume. » Édit. 1691, p. 53. Le Heaume servoit d’enseigne à plusieurs hôtelleries. La plus célèbre, qui n’a disparu que dans ces derniers temps, se trouvoit aux Halles, rue Pirouette. Cl. Fauchet la cite dans ses Origines des chevaliers, 1608, in-8o.

[12] La Maque étoit une grande maison de la rue de la Tixéranderie, près de la Grève. Elle devoit son nom à Thomas Lamaque, qui, en 1527, y avoit établi une fabrique de tissus de soie. Elle étoit ensuite devenue une auberge. On la voit figurée sur le plan Gomboust.

Rue Jean pain molet à la Teste noire, loge le Carrosse d’Abbeville qui part le Mercredi.

Rue saint Martin au Cardinal le Moine, loge le Carrosse de Reims qui part le Vendredi.

Au même lieu sont les Carrosses de Soissons, Laon et Notre Dame de Liesse[13] qui partent le Jeudi.

[13] Dans un très curieux volume publié en 1647 : Le vray thrésor de l’histoire sainte sur le transport miraculeux de l’image de Notre Dame de Liesse, se trouve l’itinéraire détaillé de Paris à Laon : il falloit trois jours pour s’y rendre « en coche ».

Rue saint Denis au grand Cerf[14], loge le Carrosse de Bruxelle, qui part les Mercredis et Samedis, et qui passe par Senlis[15], la Ferté, Guise, l’Isle, Tournay, Douay[16], etc.[17]

[14] Vaste auberge, dont la cour faisoit communiquer la rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur avec la rue Saint-Denis. Un passage du même nom la remplace. Il fut question, en 1763, d’y mettre la Comédie Italienne.

[15] Senlis avoit son coche particulier. Il fut pillé en 1652, et sept de ses voyageurs tués. (Mém. de Conrart, p. 35.)