Rue de la Mortellerie à la Clef d’argent, loge le Messager de Tonnerre qui part le Lundi, et celuy de Champeau qui part le Samedi[14].
[14] « Rue Saint-Denis, au Grand-Cerf, logent les messagers de Soissons, Laon et Notre-Dame de Liesse, qui partent le samedi. » Id., ibid.
Rue saint Denis au grand Cerf, loge le Messager de Rouen et ceux d’Arras, de Tournay et de l’Isle en Flandres.
Même rue à la Croix blanche, loge le Messager de la Ville d’Eu.
Au bas de la rue de la Harpe à l’Image saint Eustache, logent les Messagers d’Angers[15], de Nantes, de la Flèche, de Beaufort, de Saumur, de Bourgeuil, etc., qui partent les Mercredis et Samedis.
[15] Par un procès, qui avoit eu lieu trois ans auparavant, on sait ce qu’il en coûtoit de Paris à Angers pour un voyageur et son bagage. En vertu d’une sentence du Châtelet en date du 9 nov. 1689, le sieur Bernard, bourgeois de Paris, fut condamné à payer au messager 36 livres au lieu de 33 qu’il offroit, et en sus 3 sous de la livre pesant de ses hardes, au lieu de 2 sous 6 deniers.
Rue saint Jacques au Lion ferré, logent les Messagers de toutes les Villes de Bretagne qui partent les Mercredis et Samedis.
Rue Serpente logent les Messagers de Carcassonne, Castelnaudary, Castres, Alby, Gaillard, Montauban, Cahors, Rhodez, Villefranche, Perat, Sarlat, Limoges, Brives, Thul, Thoulouse, Userche, Souliac, etc., qui partent le Mardi[16].
[16] C’est à l’Hôtel d’Anjou, rue Serpente, que ces messagers logeoient. D’autres y vinrent un peu plus tard, notamment celui de Château-du-Loir.
Rue Jean Pain molet à la Teste noire, logent les Messagers d’Abbeville.