[191] L’auteur du fameux Journal du grand règne. Il était de l’Académie depuis longtemps lorsqu’il le commença. Sa réception, comme successeur de Scudéry, date, comme on le voit ici, de 1667 ; lorsqu’il mourut, en 1720, cédant la place au duc de Richelieu, il étoit doyen. — Son fauteuil, le 14e, est aujourd’hui celui de M. Camille Doucet.
[192] Il y logeoit dans la partie qui dépendoit de Saint-Eustache. C’est en effet à cette église qu’il s’étoit marié le 7 mai 1670. Il eut plus tard son hôtel à la place Royale.
1670. François Seraphin Regnier des Marais[193], Prieur commendataire de Grandmont[194], Académicien de la Crusca[195], à l’Hostel de Crequy[196].
[193] Il étoit académicien depuis six ans, ayant été élu en 1670 pour le fauteuil laissé vacant par Cureau de la Chambre. Il fut nommé en 1684 secrétaire perpétuel, à la place de Mézeray, et mourut en 1713. La Monnoie lui succéda. V. plus bas, p. 301. — Son fauteuil, le 31e, est occupé par M. Ernest Legouvé.
[194] Le roi lui avoit donné ce riche prieuré, lorsqu’il ne demandoit qu’une pension, et c’est ainsi qu’il fut abbé sans l’avoir voulu, mais sans le regretter.
[195] Il avoit, dit-on, plus de talent en italien qu’en françois : « S’il réussit, écrit d’Alembert, à faire passer un de ses sonnets pour être de Pétrarque, il n’eût pas fait passer ses vers françois sous le nom d’un grand poète. » Éloges des Académiciens, t. III, p. 205.
[196] Le duc de Créqui, dont il avoit été le secrétaire pendant son ambassade à Rome, le logeoit chez lui. Son hôtel, auparavant hôtel Mazarin, se trouvoit, quai Malaquais, sur l’emplacement occupé aujourd’hui par une partie de l’école des Beaux-Arts. Il a été démoli en avril 1845.
Pierre Cureau de la Chambre, Docteur en Theologie[197], Curé de S. Barthelemy[198].
[197] Son père, médecin célèbre, avoit été de l’Académie. C’est ce qui lui en ouvrit les portes en 1669, à la mort de Racan. La Bruyère lui succéda en 1693. — Il occupoit le 14e fauteuil, celui de M. Auguste Barbier aujourd’hui.
[198] Il y fut d’un zèle de charité admirable. Pendant le rude hiver de 1693, il vendit tout pour secourir ses paroissiens décimés par le froid et la contagion : « il ne lui restoit plus, dit l’abbé d’Olivet, qu’à donner sa vie. » La contagion la lui prit. Il mourut le 15 avril suivant.