1673. Esprit Flechier, abbé de Severin[205], rüe S. Thomas à l’hostel de Rambouillet[206].
[205] Il eut pour prédécesseur Godeau, qu’il remplaça en 1673 ; et pour successeur H. de Nesmond, en 1710. L’abbaye de Séverin n’étoit pas son seul bénéfice, il eut aussi celle de Baignes, et le prieuré de Peyrat. — Son fauteuil, le 34e, est occupé par M. V. de Laprade.
[206] Il y logeoit chez Montausier, qui se l’étoit attaché comme « homme de lettres ». Il y étoit déjà venu auparavant du temps de Mme de Rambouillet, la célèbre Arthénice ; et c’est comme hôte du Salon bleu, où il étoit connu sous le nom de Damon, qu’il avoit pu si bien dire, en 1671, dans l’oraison funèbre de Julie d’Angennes, duchesse de Montausier : « Souvenez-vous de ces cabinets que l’on regarde encore avec tant de vénération, où l’esprit se purifioit… où se rendoient tant de personnes de qualité et de mérite. »
Iean Racine[207], Trésorier de France à Moulins[208], à l’Hostel des Ursins[209].
[207] Lorsqu’il fut nommé en 1673 à la place de La Mothe Le Vayer, il étoit au plus fort de ses succès de théâtre. Valincourt, qui avoit été de ses meilleurs amis, lui succéda en 1699. — Son fauteuil est le 4e, le même qui est occupé maintenant par M. Octave Feuillet.
[208] On ne sait pas au juste à quelle date Racine eut cette charge, qui fut pour lui la plus absolue des sinécures. On le dispensa même, comme académicien et historiographe du roi, d’en aller prendre possession. (Lettres de Colbert, t. V, p. 524.)
[209] Il y logeoit déjà en 1668, quand furent joués les Plaideurs. V. plus haut, t. I, p, 95, note, et Hist. de l’Académie, édit. Ch. Livet, t. II, p. 333. Quand il se maria, le 1er juin 1677, il y logeoit encore, car il est donné sur l’acte comme habitant la paroisse Saint-Landry, qui étoit celle de l’hôtel des Ursins. Il alla demeurer peu après rue Saint-André-des-Arts, au coin de la rue de l’Éperon.
Iean Gallois, abbé de S. Martin de Cores[210], rüe Vivien[211].
[210] Académicien, comme Perrault, de la façon de Colbert, il fut élu, en 1673, à la place de Bourzeis ; l’abbé Mongin lui succéda en 1708. L’abbaye de Saint-Martin des Cores, dont il étoit pourvu, se trouvoit au diocèse d’Autun. On a vu plus haut, t. I, p. 142, note, qu’il avoit travaillé au Journal des savants. Ajoutons qu’il aida au rétablissement de l’Académie des sciences, dont il fut dès lors le secrétaire. — Son fauteuil à l’Académie françoise étoit le 35e, occupé aujourd’hui par M. Gaston Boissier.
[211] Premier nom de la rue Vivienne, qui le devoit à Louis Vivien, seigneur de la Grange-Batelière, dont la censive s’étendoit jusque-là. L’abbé Gallois y logeoit dans une dépendance de l’hôtel Colbert, pour laquelle la rue qui mit en communication les rues Vivien et de Richelieu fut percée peu après, derrière l’hôtel Mazarin, devenu hôtel de Nevers : « On va faire, lisons-nous sous la date du 13 avril 1682, dans les Lettres hist. et anecd. ms. de la Biblioth. nat., une nouvelle rue auprès de la maison de M. Colbert et derrière l’hôtel de Nevers, qui portera le nom de : La rue Colbert. »