5. Un orgue à 4 jeux ; sçavoir un bourdon de 4 pieds, son octave ou flute, un flageollet et une voix humaine de la fabrique de M. Le Prescheur[348]. Adr. à M. Denis ingenieur du Roy au mont St. Hilaire, près l’Eglise au Chef S. Denis.
[348] Ce facteur d’orgues, M. Le Prescheur, que nous n’avons pas vu nommé ailleurs, avoit peut-être appartenu à la fabrique d’orgues de la rue des Ménétriers, indiquée plus haut, t. I, p. 216. V., sur Créteil, dont c’étoit aussi l’industrie, Id. p. 209. — Colletet, dans son Journal, annonce aussi deux orgues à vendre, l’un le 22 août 1676, l’autre, avec plus de détails, le 9 sept, suivant : « On sçait un fort beau Cabinet d’Orgues bien entier et bien conditionné à huit jeux… qui peut estre fort propre pour un monastère de Religieux ou Religieuses, petite paroisse de Paris, ou centre considérable à la campagne, Communauté ou Collège. On le donnera pour cinquante louis, quoiqu’il ait effectivement cousté plus de cent pistoles. »
6. Une basse de viole d’Angleterre[349], enrichie de filets d’ébène, un dessus de viole, et un thuorbe de Bologne à filet et chevilles d’yvoire à vendre. Adr. à M. d’Angebert[350]. R. St Honoré, proche des bastons Royaux[351], chez mad. Ranquet.
[349] V. sur la basse de viole et ceux qui l’enseignoient, t. I, p. 210.
[350] Il faut lire, je crois, Denglebert, dont il a été parlé, t. I, p. 206, comme étant des plus célèbres sur le clavecin.
[351] Cabaret voisin de Saint-Roch. V. notre Histoire de la Butte des Moulins, p. 52.
7. De très beaux chevaux de Flandres à vendre en gros et en détail. Adr. à mad. Bareilles. R. saint Honoré, près le Palais Royal, aux Armes de Condé, proche un tapissier, à la première chambre[352].
[352] Au premier étage. V. plus haut p. [314].
8. De grosses boucles d’oreille de diamants du Temple[353] très beaux, à vendre pour 10 escus. Adr. au Bureau, où l’on les fera voir.
[353] V. ci-dessus la note 2 de la p. précédente.