Du 1 Mars 1689[441].

[441] V. notre Introduction, p. xlj. C’est par mégarde que nous y avons dit que les Listes du Bureau d’adresse recommencèrent à paroître en février 1689. Ce n’est qu’au mois de mars, dont nous reproduisons ici le numéro, qu’elles reprirent.

Le Bureau d’adresse et de rencontre se rétablit avec tant de succès, et devient d’une si grande utilité au Public que l’expérience fait encore juger favorablement de ceux qui en furent les autheurs.

En effet Paris par son immensité estant regardé comme la patrie commune de tout le royaume, et s’y trouvant des gens de toutes les Nations non-seulement dans le commerce general, mais dans le particulier, tout devint également intéressé à découvrir ce qui tombe dans la nécessité du service, et dans le dessein du commerce.

C’est de là qu’on a pris grands soins de rétablir le Bureau d’adresse et de rencontre, que les guerres et le mauvais usage de ceux qui en ont eu cy-devant l’administration, avoient rendu comme odieux au Public ; mais les réglements qu’on y a faits depuis y ont étably le bon ordre, la fidélité et le secret, de sorte qu’on y peut venir à présent de confiance, soit pour vendre, acheter, échanger, affermer ou autrement, soit pour le choix des gens de quelque nature et qualité qu’on les puisse souhaiter dans le domestique, ou, pour les domestiques, pour le choix des conditions. Les Commis du Bureau n’entrent de leur chef dans aucune affaire, toutes leurs occupations se renferment à recevoir les avis et déclarations de ceux qui se présenteront au Bureau, lequel n’est estably que pour l’indication purement et simplement.

A Vendre.

1. Six chevaux de carrosse gris blanc de six à huit ans avec leur harnois de roussy doré[442], du prix de 3,500 liv.

[442] Cuir de Russie. V. plus haut, p. [37].

2. Une charge de juré aulneur et visiteur de toiles[443] de la Ville, Fauxbourgs et Banlieue de Paris, avec les émoluments et bourse commune[444], du prix de 12,500 liv. y compris la réception.

[443] Son office étoit d’auner les toiles, treillis, canevas, pour voir s’ils étoient bien de la mesure réglementaire. A chaque visite ils touchoient un droit. V. sur ces sortes d’offices jurés, t. I, p. 110.