26. Une maison à porte cochère sise ruë de l’Esperon, du prix d’environ 38,000 liv.
27. Une Terre en Touraine près la rivière de Loire, de l’Election d’Amboise, seigneur de paroisse, du prix d’environ 50,000 liv.
28. Un grand miroir de 29 pouces de haut sur 20 de large, avec sa bordure de glace, du prix de 120 liv.[459].
[459] C’est la bordure de glace, à la façon de Venise, qui avoit fait hausser le prix de ce miroir. On a vu, en effet, plus haut, p. 143, que les miroirs de 30 pouces ne se vendoient pas plus de 80 livres.
29. Un grand Cabinet d’ebeine fort propre garny de quantité de tiroirs, dont on aura bon marché payant comptant[460].
[460] L’ébène étoit un des bois les plus employés pour les meubles à la mode. L’ouvrier qui les fabriquoit s’appeloit, comme on le voit dans le Journal de Colletet, 24 août 1676, « menuisier en ébène », d’où est venu notre mot ébéniste. Il faisoit surtout, comme on le voit ici, des cabinets. Aussi en anglois le fabricant de meubles s’appelle-t-il encore « cabinet-maker ».
30. Une douzaine Chaises bois noyer garnies et bien travaillées à la moderne, couvertes de leurs housses point de Hongrie[461], du prix de 200 liv.[462].
[461] Sorte de point de fil qui n’étoit pas des plus fins ; c’est pourquoi Molière le fait figurer dans le Mémoire des hardes et nippes qu’Harpagon, en bon usurier, donne pour argent comptant à son emprunteur : « Un lit de quatre pieds à bandes de point de Hongrie, appliquées fort proprement sur un drap de couleur olive, avec six chaises et la courtepointe de même. » L’Avare, acte II, sc. 1.
[462] Ces housses se vendoient souvent sans le bois des chaises ou fauteuils. Le Journal de Colletet, 23 octobre 1676, en annonce une douzaine et demie, aussi de point de Hongrie, « toutes frangées, montées et prestes à mettre sur les bois… Les nuances, ajoute-t-il, en sont fort vives et d’une belle mode. »
31. Un cheval entier noir et blanc avec tous ses crains, à longue queuë, de l’âge de 4 à 5 ans, fort vigoureux, du prix de 50 louïs d’or.