[9] François Barrême, dont le nom est encore si populaire. Son Livre des Comptes faits, auquel il doit cette popularité, avoit paru pour la première fois en 1670, avec une dédicace à Colbert. En voici le titre complet : « le Livre des Comptes faits, où, sans avoir appris l’arithmétique, on y fait toutes sortes de comptes et multiplications les plus difficiles, quand il y auroit même des grandes fractions. Livre très-facile, et d’une grande utilité. » Barrême mourut en 1703.
[10] Il donne ainsi son adresse en tête de ses livres : Barrême, arithméticien, demeurant au bout du Pont-Neuf, rue Dauphine, enseigne briefvement l’arithmétique.
[11] « Il y a plusieurs écrivains déchiffreurs, qui ont leurs bureaux au Palais. » Édit. 1691, p. 41.
M. Penon fauxbourg saint Antoine près l’Abbaye, dresse et verifie les Arpentages[12].
[12] « M. Caron, rue Saint-Antoine, devant l’hôtel de Beauvais, est renommé pour l’arpentage. » Ibid.
Les Jurez Bourgeois Expers pour le Toisé, Visite, et Estimation des ouvrages dependantes de l’Architecture, ont leur Bureau à l’entrée de la rue de la Verrerie, et sont compris dans les deux colonnes suivantes[13] :
[13] Ils avoient été créés au mois de mai 1690, sous le titre d’experts jurés pour les bâtiments, et ne formoient qu’une communauté avec les entrepreneurs.
Expers Bourgeois[14].
[14] Cette liste est plus complète ici que dans l’édit. précédente, surtout pour les adresses, qui y manquent pour la plupart. L’auteur s’en excuse par quelques lignes curieuses sur la création alors toute récente de ces experts : « Il y a, dit-il, p. 40, des Jurez bourgeois de nouvelle création pour le toisé, visite et estimation des bâtiments de la ville, fauxbourg, prévosté et vicomté de Paris, qui sont au nombre de cinquante ci-après dénommez, mais qui ont si nouvellement financé qu’on n’a pu encore recouvrer les adresses que d’un petit nombre d’entre eux ; au besoin, il sera facile d’apprendre la demeure des autres par la liste qui sera apposée au Châtelet après la prestation du serment, après laquelle ils doivent être divisez en deux colonnes comme ci-après. »
Simon Lambert, quay de Nesle.